Antarctique : le “colibri de glace” révélé par le radar NISAR
Surnommé le « colibri de glace », la montagne Nunatak Zaterjavshijsja dévoile une silhouette étonnante dans une nouvelle image radar. Capturée par le satellite NISAR, cette vue révèle les mouvements de la glace et les crevasses qui sculptent ce sommet.
Surnommé “colibri de glace”, le Nunatak Zaterjavshijsja, un sommet de montagne dans l’Antarctique oriental, apparaît ici sous un nouveau jour. Le ventre sombre de l’”oiseau”, au centre de l’image, correspond en réalité au sommet de la montagne. La queue du colibri est un courant de glace qui s’écoule vers le nord-est, jusqu’à l’océan, et les plumes déployées depuis le sommet sont des crevasses qui fracturent la surface.

Le “radar le plus sophistiqué jamais lancé”
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Cette image a été capturée par un radar américano-indien baptisé NISAR, opérationnel depuis environ un an.
La Nasa le qualifie de “radar le plus sophistiqué jamais lancé”. La raison ? Il embarque avec lui non pas un, mais deux radars différents. Le premier, en bande L, utilise une longueur d’onde de 24 cm. Il est capable de voir à travers la neige ou la canopée, mais ses résultats sont assez grossiers. Le second – une longueur d’onde de 9,4 cm (bande S) – permet de capturer des détails plus fins, en surface.
Cette image a été entièrement acquise en bande L. Les différences de teinte visibles à la surface de la glace traduisent les variations du signal radar renvoyé vers NISAR, qui dépendent notamment de l’orientation des reliefs et des crevasses par rapport au satellite.
Cartographier les mouvements de la surface terrestre
Avec son antenne de 12 mètres de diamètre, le radar, qui orbite à une altitude de 747 km, observe les surfaces terrestres et glaciaires avec une régularité de 12 jours, en réalisant deux observations par jour, en phases ascendante et descendante. Outre l’étude des calottes glaciaires, l’engin a pour objectif de cartographier les transformations de la surface terrestre et de détecter les signes avant-coureurs de catastrophes, comme des tremblements de terre, des éruptions volcaniques ou le vieillissement d’infrastructures humaines comme des ponts ou des barrages.




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