En Antarctique, l’océan s’est réchauffé à la préhistoire… à cause d’un coupable inattendu
Une étude révolutionnaire par des scientifiques norvégiens et allemands révèle que, durant l’Oligocène, la calotte glaciaire en Antarctique était bien moins dynamique qu’on ne le croyait jusqu’à présent.
L’étude du passé… on pense à l’anthropologie ou à l’archéologie. Mais les chercheurs étudient aussi le climat d’antan. Comment ? Grâce à des variations de l’isotope de l’oxygène.
Une équipe internationale a publié une étude qui démontre que durant l’Oligocène, soit il y a 34 à 23 millions d’années, la calotte glaciaire en Antarctique était moins dynamique que ce qui était admis jusqu’à présent. Et, si l’océan a effectivement changé de température à ce moment-là, cela s’explique par des facteurs totalement différents.
La mesure de l’oxygène dans les grands fonds
Pour connaître l’évolution et la variabilité du climat d’antan, les chercheurs se fondent sur la mesure de la quantité de l’isotope lourd de l’oxygène (18O) dans les grands fonds marins. Comme l’explique le communiqué de l’étude, les scientifiques mesurent l’isotope de l’oxygène, dans les coquilles fossilisées « d’organismes microscopiques ayant vécu sur les fonds océaniques pendant des centaines de millions d’années » qui sont appelés des foraminifères benthiques.
Cependant, cette méthode ne permet pas de préciser si ce changement dans le climat passé est survenu à cause d’une variation de la température des océans ou du volume de glace continentale (ce que reflète la mesure du 18O).
C’est un fait connu qu’il y a 28 millions d’années, sur une période de 110 000 années environ, il y a eu une importante variation de l’isotope de l’oxygène. Longtemps, les scientifiques pensaient que c’était dû à une fluctuation du volume de glace dans la calotte glaciaire en Antarctique. Flavia Boscolo-Galazzo, autrice principale, explique : « On a longtemps considéré que la température des grands fonds océaniques était relativement stable sur des échelles de temps plurimillénaires, car ce milieu se situe à des milliers de mètres sous la surface et est donc plus isolé des facteurs climatiques agissant à l’interface océan-atmosphère. »
En Antarctique, l’océan s’est réchauffé à la préhistoire… à cause d’un coupable inattendu – Numerama



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