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L’essentiel – Ces destinations touristiques sont à éviter absolument

Chaque année, Fodor’s publie une compilation de lieux touristiques bondés que l’éditeur suggère d’éviter. Le but: accorder du répit à la nature et aux habitants.

Fodor’s vient de publier sa No List 2026. La maison d’édition de guides touristiques établie à New York souligne que celle-ci ne doit en aucun cas être interprétée comme un appel au boycott. «Nous le répétons chaque année: son objectif est de signaler les destinations où le tourisme exerce une pression sur la nature et les communautés locales», peut-on lire sur son site Internet. Les éléments retenus pour figurer sur la liste sont la surfréquentation des sites touristiques, la fragilisation des écosystèmes et les difficultés financières des communautés. «La No List est une approche douce, mais ferme, pour faire remarquer qu’il faut temporairement accorder une pause à un lieu.»

L’Antarctique

L’éditeur déconseille l’Antarctique. Le continent n’a pas besoin de touristes. Pourtant, 120 000 personnes l’ont visité en 2023 et 2024, un chiffre qui devrait doubler d’ici à 2033. Le tourisme pèse lourdement sur l’environnement fragile et les rares infrastructures locales.

Fodor’s Travel souligne que le tourisme pèse lourdement sur l’environnement fragile et les rares infrastructures en Antarctique.
Fodor’s Travel souligne que le tourisme pèse lourdement sur l’environnement fragile et les rares infrastructures en Antarctique.imago images/imagebroker

Des experts comme Mike Gunter et Elizabeth Leane voient un certain intérêt à accueillir des visiteurs s’ils contribuent à une plus grande durabilité. Or les pratiques de voyage des touristes, qui visitent les lieux pour des motifs purement personnels (célébrations de moments marquants de la vie), sont souvent problématiques.

Il n’existe aucune limite officielle du nombre de visiteurs, et les réglementations volontaires comme celles de l’Association internationale des opérateurs touristiques en Antarctique (IAATO) ne peuvent pas limiter les chiffres. Les navires qui ne sont pas membres de l’IAATO sont particulièrement problématiques. Fodor’s insiste sur le fait que, malgré la fascination qu’exerce l’Antarctique, il faut faire preuve de retenue parce que le continent n’est pas une destination touristique comme les autres.

Les îles Canaries

Fodor’s met en garde contre la pression croissante du tourisme de masse sur les îles Canaries. Rien qu’au premier semestre 2025, 7,8 millions de personnes ont visité les îles, et plus de 27 millions de passagers ont transité par les aéroports, un record qui alarme les habitants et les experts environnementaux.

IMAGO/imagebroker

Le nombre élevé de visiteurs entraîne une saturation des infrastructures, une hausse des loyers et des prix de l’immobilier, ainsi que des problèmes environnementaux tels que la pollution des plages, la perte de biodiversité et la pénurie d’eau.

En 2024, une manifestation contre le tourisme de masse sur les îles Canaries.

Même si le tourisme reste un facteur économique majeur, il pèse lourdement sur les îles et menace la culture locale, la qualité de vie et la nature. Des solutions durables et un tourisme responsable sont nécessaires de toute urgence pour garantir l’équilibre entre les avantages économiques et la préservation des îles.

La région de la Jungfrau

Fodor’s met en lumière les défis du tourisme dans la région de la Jungfrau, dans le canton de Berne. Entre Interlaken et les sommets de l’Eiger, du Mönch et de la Jungfrau, des villages comme Grindelwald, Lauterbrunnen, Wengen et Mürren attirent chaque année plus de 1 million de visiteurs. Cette popularité croissante se traduit par une fréquentation record dans les trains et les télécabines, ce qui met à rude épreuve les infrastructures et la quiétude des habitants.

Le tourisme représente jusqu’à 90% de l’économie locale dans la région de la Jungfrau.
Le tourisme représente jusqu’à 90% de l’économie locale dans la région de la Jungfrau.IMAGO/imagebroker

Cette explosion entraîne également des problèmes écologiques. En effet, au cours des 75 dernières années, le glacier d’Aletsch a reculé de plus de 2 km, les sentiers de randonnée présentent une dégradation visible et la concentration de touristes d’un jour provoque des embouteillages et des problèmes de stationnement. Parallèlement, la prédominance des résidences secondaires accentue la pression sur le marché du logement et la communauté locale. Le tourisme représente jusqu’à 90% de l’économie locale, une expérience de la nature plus consciente et plus lente est absolument nécessaire.

Fodor’s déconseille l’Antarctique et les îles Canaries pour le tourisme de masse – L’essentiel

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