France Culture – Mission Antarctique : 40 scientifiques et journalistes embarquent pour une expédition de deux mois
Une quarantaine de scientifiques, accompagnés de journalistes, ont embarqué, ce week-end, sur un brise-glace à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, à destination de l’un des environnements les plus hostiles de la planète : l’Antarctique. Ils vont y observer la vitesse de la fonte des glaciers.
Une mission vers l’Antarctique est partie samedi de Nouvelle-Zélande, avec à son bord près de 40 scientifiques venus du monde entier mais aussi deux journalistes du New York Times qui nous font vivre cette expédition presque en direct sur une page dédiée, avec carte, vidéo, infographies à la clé. Ray Zhong, reporter spécialisé dans le climat, et Chang Lee, photographe, ont dû s’équiper de gants ultra-chauds, de doudounes, combinaisons recommandées par l’Institut coréen de recherche polaire “pour traverser certaines des mers les plus agitées de la planète avant d’ atteindre l’Antarctique, où ils séjourneront un mois environ”, précise le New York Times. Ils vont observer les glaciers qui fondent trop rapidement, provoquant déjà une montée du niveau des mers à l’échelle mondiale, alerte le quotidien américain, à l’image du plus grand glacier de la région, Thwaites, surnommé le “Glacier de l’Apocalypse”, note le journal suisse Le Temps. Il perd 50 milliards de tonnes de glace par an, indique le New York Times.
Observer Thwaites, le plus grand glacier du monde, point de basculement pour la montée du niveau de la mer : Au cours de l’expédition, “les scientifiques vont effectuer des forages dans les glaciers. Ils les survoleront avec des radars et équiperont des phoques de capteurs afin de recueillir des informations sur l’eau”, explique, dans une vidéo, Ray Zhong, spécialiste de l’Environnement au New York Times. “Les scientifiques espèrent que les données collectées permettront de mieux comprendre le temps qu’il reste au glacier Thwaites avant de disparaître. Si une plus grande partie de ce glacier se fragmente, cela pourrait entraîner une forte montée des eaux à travers le monde. La calotte glaciaire de l’Antarctique occidental contient suffisamment de glace pour faire monter le niveau des mers d’environ trois mètres en moyenne si elle venait à fondre entièrement. Et des villes comme New York, Venise, Bombay ou Shanghai ressentiraient les conséquences d’une élévation du niveau de la mer, ne serait-ce que sur quelques centimètres”, prévient le journaliste du New York Times. La vitesse et l’ampleur de cette fonte pourraient déterminer “le sort des communautés côtières du monde entier, où vivent des centaines de millions de personnes”, souligne également le quotidien de la côte Est des Etats-Unis, regrettant, au passage, la décision de l’administration Trump d’arrêter de financer des recherches et équipements pour l’Antarctique. Le New York Times suivra donc les recherches sur la banquise, sachant que les conditions météo en Antarctique imposent “des limites drastiques à ce qui peut être accompli au jour le jour, voire d’heure en heure.”
Les défis qui attendent Jakarta, devenue la plus grande ville du monde
La capitale de l’Indonésie et sa vaste périphérie, avec leurs 42 millions d’habitants, constituent désormais l’agglomération la plus peuplée au monde, selon un nouveau classement publié par l’ONU et relayé, notamment, par le Jakarta Post. Le Grand Tokyo est ainsi dépassé, ajoutent le Guardian, la Deutsche Welle et Axios, alors que l’ONU a modifié sa méthodologie pour classer les mégapoles – les villes de plus de 10 millions d’habitants. Les villes satellites sont désormais incluses dans les zones urbaines, explique le Financial Times, et dans le cas de Jakarta, cela englobe notamment Bogor, où réside Alfiyan, interrogé par le quotidien britannique. Ce trentenaire passe quatre heures par jour à faire la navette entre la périphérie de Jakarta, où il vit, et son lieu de travail, en tant que responsable marketing dans un hôtel situé en plein cœur de la capitale indonésienne, raconte le Financial Times : chaque jour, Alfiyan doit prendre sa moto, un train, un bus car, si l’économie et le marché du travail se concentrent à Jakarta, si l’étalement urbain se poursuit, les transports et les infrastructures ne suivent pas le rythme, soulignent le Financial Times et le Jakarta Post. Les embouteillages à n’en plus finir pèsent sur le quotidien des Indonésiens. “Congestionnée et polluée, Jakarta est même surnommée le “Grand Durian”, en référence à ce fruit d’Asie du Sud-Est à l’odeur très forte”, note le Financial Times.
Moins d’un quart des habitants utilisent les transports affaiblis par un manque de lignes de bus et de métro et des problèmes d’interconnexion : Le gouverneur de Jakarta promet de consacrer un tiers du budget de la ville – l’équivalent d’1,5 milliard de dollars – à la modernisation des transports et d’autres infrastructures, rapporte le Financial Times. Il promet également des voyages gratuits aux fonctionnaires et aux bas salaires du privé pour les inciter à prendre les transports en commun, annonce le Jakarta Post. Mais ses objectifs pourraient être compromis, tempère le Financial Times, par le président indonésien Prabowo Subianto qui veut réduire le financement des collectivités locales pour faire des économies au plan national tout en gardant des fonds pour son programme de repas gratuits pour les écoliers, dont le coût annuel est estimé à 28 milliards de dollars, rappellent le journal indonésien Tempo et la BBC. Il s’agit d’un autre défi, dont nous avons déjà parlé ici même, avec des milliers d’enfants tombés malades, victimes d’intoxication alimentaire, détaille ABC Australia, à cause de chaînes d’approvisionnement défaillantes et d’hygiène localement déplorable dans les cuisines. Le président Subianto promet de remédier à ce problème et il tient à développer d’autres programmes sociaux, indique le Financial Times, si bien qu’il relègue au second plan la construction d’une nouvelle capitale baptisée Nusantara, dans la jungle de l’île de Bornéo. Ce projet voulu par l’ancien président indonésien devrait être entièrement achevé d’ici 2045, pour un coût équivalent à 25 milliards d’euros. Mais le Financial Times prévient : “tout retard dans la construction ne fera qu’accroître la pression sur Jakarta”.





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