https://www.naturalsciences.be/fr/museum/exhibitions-view/0/17783/1258

 

Une exposition vraiment pas comme les autres, en totale immersion dans cet univers à part. Commençons par le vestiaire, où les plongeurs revêtent leur équipement spécialement adapté aux eaux glacées. Cela m’a ramenée en souvenirs vers la Station scientifique ukrainienne de Vernadsky, au sud de la Péninsule antarctique , où j’ai eu la chance de vivre au quotidien avec les chercheurs, et notamment les biologistes marins aguerris. Passionnant !

On continue l’exposition avec un accès privilégié aux profondeurs océanes : à travers des hublots, on se retrouve nez à nez, si l’on peut dire, avec un phoque joueur, des manchots espiègles… ce qui n’empêche pas ce petit monde de devenir très sérieux quand il s’agit d’attraper son déjeuner de poissons et de krill. Ce qui me frappe toujours, c’est la rapidité extrême de ces animaux sous l’eau, qui contraste avec leur lenteur sur terre. L’eau est bel et bien leur élément de prédilection, c’est clair… comme de l’eau de roche.

Et je renoue avec un phénomène récurrent, qui m’intrigue : la couleur rouge-orangée des paysages sous-marins. Pourquoi cette prédominance ? Claude De Broyer, éminent scientifique spécialiste de ces contrées, et, notamment, organisateur de cette exposition, me l’avait expliqué… je rassemble mes souvenirs… ça me revient maintenant : les longueurs d’onde qui composent le spectre de la lumière solaire pénètrent plus ou moins profondément dans l’eau de mer, et le rouge orangé est le premier absorbé, en deçà de 5 mètres de profondeur.

Claude, justement, grâce auquel j’ai été invitée à l’ouverture de l’exposition. J’ai eu la joie d’y retrouver Annick Wilmotte, Maaike Vancauwenberghe, Madame « Antarctique » de BELSPO, et de rencontrer Bruno Danis, instigateur de la récente expédition Belgica dont nous avons largement rendu compte sur ce blog, Anton Van de Putte, expert en biodiversité à la KU Leuven et à l’Institut Royal des sciences naturelles, qui a également beaucoup contribué à la mise en place de l’exposition, Henri Robert, en pleins préparatifs logistiques de la campagne imminente à la Station Princesse Elisabeth et bien d’autres. Luc Jacquet himself, le célèbre réalisateur de la non moins célèbre Marche de l’Empereur, qui est pour beaucoup dans les vues présentées ici, nous a également fait l’honneur de sa présence .

Mais revenons à l’exposition. Nous voici à présent dans une vaste rotonde aux murs bombardés d’images de manchots malhabiles sur la banquise sereine et indifférente. Les vidéos déroulent des paysages enchanteurs sous nos yeux éblouis. On s’y croirait ! Ne manquent que la température, le vent, et les odeurs de la faune locale. J’ai la gorge serrée devant tant de beauté, tant de précarité. Ces pures merveilles de la nature sont en grand danger, et les menaces qui pèsent sur les icebergs comme sur la biodiversité endémique, sont autant de menaces qui pèsent sur nous, les humains. Alors employons nous à protéger cet environnement, en communiquant sur ce site, via des associations, en devenant de véritables ambassadeurs de l’Antarctique.

J’ai pris spontanément un cliché de la photo exposée, tant j’étais impressionnée par les dimensions: la qualité de mon image n’est pas parfaite, mais on distingue bien l’iceberg vu par le dessous, entouré de quelques plongeurs qui paraissent lilliputiens.

 

Et puis, ne manquez pas cet évènement hors normes au Musée des Sciences Naturelles. Quant à moi, je compte bien y retourner en nocturne, guidée par des scientifiques qui sont allés sur place. Vous me suivez ?

 

 

 

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